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Colorier sa vie… et choisir ses couleurs

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Colorier sa vie… et choisir ses couleurs

Transition entre l’automne et l’hiver… il est temps de me déposer.

Tout, autour de moi, bouge ;

La nature se transforme de nouveau…

Cette nature à laquelle je dois m’adapter,

… Impérativement.

Chaque fois que je vis une période de transition, je retombe dans mes questionnements, mes doutes et mes incertitudes. Cependant, un regard dans le rétroviseur me rassure : dans le passé, j’en suis toujours ressortie grandie.

Oui certes, j’ai dû laisser aller certaines choses, mais le détachement m’a toujours permis de créer de l’espace, d’attirer la nouveauté, de permettre à mon être de grandir à nouveau.

En ce moment, je ressens (tout comme vous sans aucun doute) que la terre entière traverse une importante période de transition, entre deux saisons, qu’elle se prépare à renaître. Cette période éveille notre conscience : tout est en transformation ! Rien n’est comme hier… et pour demain, qui sait ?

C’est sans doute pourquoi nous devons apprendre à vivre avec ce qui est présent, actuellement.

Bien sûr, on connait la belle parole à la mode… «Vivre le moment présent dans la pleine conscience».

On l’entend partout, cette pensée magique. Mais on ne se le cachera pas, quand on est dans l’inconfort, c’est difficile de rester calme et d’accepter de ressentir ce qui se passe.

Et pourtant, je cite ce proverbe :

«Ce que tu fuis te poursuit, ce à quoi tu fais face s’efface.»

La solution, je l’ignore. Chacun fait de son mieux, développe la résilience, le détachement et la conscience… à la mesure de ce que chaque être est capable d’absorber.

Aujourd’hui, j’ai le gout de vous partager le concept de l’impermanence, car c’est cette idée qui m’inspire en ce moment !
On ne peut échapper à certaines vérités.

Voici les 5 rappels du Bouddha :

Il est dans notre nature de vieillir. On ne peut échapper à la vieillesse.

Il est dans notre nature d’être malade. On ne peut échapper à la maladie.

Il est dans notre nature de mourir. On ne peut échapper à la mort.

Il est dans la nature de ce qui m’est cher, et de ceux qui me sont chers de changer. On ne peut échapper à la séparation d’avec ce que l’on aime.

Mes seules véritables possessions sont mes actions. On ne peut échapper aux conséquences de nos actions.

Ce qu’il y a d’heureux dans cette idée, c’est que l’on sait que les jours plus difficiles vont finir par finir, car rien ne résiste au changement. De même par la suite, durant les jours plus faciles, nous devons pratiquer la vigilance, le contentement et la bienveillance afin de nous préparer à la prochaine transition ; car oui, il y aura d’autres transitions.

Garder la Foi, développer le courage et la force de continuer d’avancer, pas-à-pas, jour après jour, mois après mois, année après année, une respiration à la fois.

Oui, juste continuer d’avancer, continuer de pratiquer, mais aussi se permettre de se déposer, de faire une pause, voire même de faire un pas de recul pour finalement se relever et avancer de nouveau.

Combien d’hivers et de printemps avons-nous tous déjà traversés ? Et combien d’autres sont à venir ?

Alors, à nous de décider comment nous traverserons ces périodes de transition dans notre propre vie.

Est-ce que je regarde l’ombre ou la lumière ?

Est-ce que je reste ici ?

Est-ce que je m’éparpille ?

Est-ce que je regarde où je vais dans cette nature surprenante et changeante ?

Cela dit, je pratique le Yoga pour vivre ces transitions, ces transformations, avec présence… en créant de l’espace.

De l’espace pour espérer et pour aimer.

De l’espace pour m’émerveiller de cette pleine conscience qui s’éveille à tous les niveaux, personnel, collectif et universel.

« Si toute vie va inévitablement vers sa fin,
nous devons durant la nôtre,
la colorier avec nos couleurs
d’amour et d’espoir. »
Marc Chagall

Et vous, de quelle couleur coloriez-vous vos périodes de transition ?   

Namasté !

Guylaine